Rencontre avec Guy Galichon, un Jacquot passionné...

 

Pourquoi décide -t-on de « faire » le chemin de Compostelle ? Que va-t-on chercher ?
« En général, on ne sait pas clairement pourquoi on prend cette décision ni ce qu’on en attend. Pour ma part, je suis marcheur, donc c’est déjà un chemin tout tracé.
Dès le deuxième jour de marche, il se passe quelque chose : la beauté des paysages, la rencontre avec l’autre (autochtone, pèlerin), la convivialité de ceux qui offrent un verre d’eau dans un coin perdu de la campagne, une part de souffrance (le chemin est parfois difficile). Le pèlerin est souvent aidé mais il a aussi de nombreuses occasions d’aider, ne serait-ce que par une parole, un sourire.
Le pèlerin qui arrive à Compostelle sait qu’il n’est plus le personnage qu’il était au départ . Il sait aussi qu’en entrant dans la cathédrale il se passera forcément quelque chose… »

Et l’intendance ? Comment fait-on ?
« Pour la nuit, certains se réfugient chez des prêtres, dans des églises, des monastères, des couvents, d’autres directement chez l’habitant, dans des granges, d’autres encore dans des gîtes d’étape, des auberges, des hôtels, des chambres d’hôtes… Les pèlerins qui se déplacent en petits groupes ont tendance à retenir leurs gîtes à l’avance. Celui qui part seul, c’est différent…
En fait, la façon de s’organiser dépend souvent des moyens du pèlerin : toutes les classes sociales, toutes les confessions sont représentées. Il y a aussi des organismes qui proposent de transférer les sacs à dos d’une étape à l’autre ou même d’organiser votre voyage…
J’ai calculé que, pour un pèlerin qui dort dans des gîtes d’étape, il faut compter, en France, tout compris, entre 30 et 50 € par jour.
Souvent le jacquet est invité à partager, ici un goûter, là un repas, en fonction de ses rencontres le long de son parcours.
Le bouche à oreille fonctionne aussi très bien entre pèlerins et certains personnages habitant sur le parcours sont bien connus des jacquots. Ainsi, cette femme, appelée « la compteuse » qui compte depuis 1972 tous les pèlerins qui passent dans son village (Belorado)… »  


Une association, les Amis de Saint-Jacques en Roannais est en cours de formation. Elle consistera à favoriser les rencontres entre les pèlerins, à entretenir le chemin de Compostelle sur le Roannais (Le Cergne /Pommier) et à proposer des expositions .
Pour le moment, les rencontres se font le deuxième mercredi de chaque mois au Centre Mendès France de 17 à 19 heures.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Guy Galichon au 04.77.67.54.03.